Amélie de Montchalin, à l'Assemblée nationale, le 21 novembre 2025 ( AFP / ALAIN JOCARD )
La contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR) a rapporté seulement 400 millions d'euros en 2025. Le gouvernement en espérait 1,65 milliard.
Instaurée en 2025, cette taxe fixe un taux minimal d'imposition de 20% pour les ménages dont les revenus dépassent 250.000 euros par an pour un célibataire, et 500.000 euros pour un couple.
Elle avait été imaginée par le gouvernement de Michel Barnier qui avait été censuré le 4 décembre 2024, avant d'être intégrée dans le budget de son successeur François Bayrou en février 2025.
Mais l'an passé, déjà, la CDHR n'a rapporté que 400 millions d'euros, soit près de cinq fois moins que la somme initialement espérée , 1,9 milliard, selon Le Monde .
Les contribuables visés par cette taxe "ont anticipé leurs versements de dividendes" avant le 31 décembre 2024, dans une stratégie d'évitement de l'impôt, explique-t-on dans l'entourage d'Amélie de Montchalin, sans préciser le montant finalement perçu.
"Nouveaux mécanismes d'optimisation"
Pour 2026, le gouvernement anticipe à nouveau des recettes moindres; de 1,65 milliard d'euros, l'objectif initial, le montant budgété a fondu à 650 millions d'euros.
De "nouveaux mécanismes d'optimisation" et le "mode particulier" de versement de la taxe, via un acompte de 95% du total dû, ont invité le gouvernement à la prudence, explique-t-on dans l'entourage de la ministre.
Cette estimation pourrait être réactualisée à l'été 2026, après l'analyse des déclarations de revenus au printemps.
La taxe sera par ailleurs prolongée jusqu'à ce que le déficit passe sous la barre des 3%, selon un amendement retenu par le gouvernement dans la partie recette du budget, sur laquelle le gouvernement a engagé sa responsabilité par un 49.3.
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